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L’AWSR lance une nouvelle campagne de sensibilisation qui fait la promotion… du sommeil !

Les enquêtes montrent que notre sommeil se détériore. Ce phénomène a des conséquences souvent sous-estimées sur nos routes. C’est pourquoi l’AWSR lance une nouvelle campagne de sensibilisation qui invite les conducteurs à passer une bonne nuit, pour faire bonne route.

Accro aux écrans : 

Selon une étude européenne, le Belge passe en moyenne près de 3h chaque jour devant des écrans en dehors du temps de travail, se classant en 2e position parmi 18 pays.

Le phénomène du « Binge Watching » est notamment apparu, avec le développement des plateformes de streaming et téléchargement : 38,3% des Belges déclarent ainsi regarder parfois 3 épisodes ou plus d’une série TV à la suite.

Ces habitudes liées aux « écrans » ne sont pas sans conséquence sur le sommeil. Quand vient l’heure d’aller dormir, beaucoup ont en effet du mal à se déconnecter et retardent l’heure du coucher. Et quand on n’est pas connecté, on a toujours quelque chose à faire et trop peu de temps pour le faire. On aura aussi tendance à rogner sur notre sommeil plutôt que de barrer quelque chose dans notre agenda.

Résultat ? Entre 2008 et 2018, le pourcentage de Wallons disant souffrir de fatigue chronique a fortement augmenté, pour passer de 4,8 à 8,7% de la population. Près d’un Wallon sur trois déclare aussi présenter des troubles du sommeil, notamment des difficultés d’endormissement.

La somnolence, cet ennemi invisible sur la route :

Une dette de sommeil, qui selon les cas devient chronique, va nous rendre somnolents dans la journée lors d’activités monotones, comme la conduite d’un véhicule. Un conducteur ayant dormi 5h en moyenne par nuit pendant plusieurs jours consécutifs risque 6 fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8h en moyenne, soit un sur-risque équivalent à celui d’une personne qui roulerait avec plus de 1g/l d’alcool dans le sang. Les statistiques le prouvent : sur les routes, on estime qu’au moins 1 accident corporel sur 6 est dû à la somnolence, voire plus sur les autoroutes, où les trajets sont plus monotones.

Lutter contre le sentiment d’invulnérabilité :

Plus de 1 conducteur wallon sur 2 se dit capable de résister à la fatigue pour un trajet de 1h ou moins ! Et pourtant, la somnolence altèrera ses facultés sans qu’il s’en rende compte. Les accidents qui en résultent sont souvent graves car le conducteur n’a pas tenté de freiner.