Aller au contenu. | Aller à la navigation

Histoire de nos villages
Sections
Vous êtes ici : Accueil Culture, Loisirs... Tourisme Histoire de nos villages Tourinnes-Saint-Lambert

Tourinnes-Saint-Lambert

Tourinnes-Saint-Lambert couvre aujourd’hui comme autrefois trois entités proches l’une de l’autre, mais bien distinctes sur le plan géographique et historique : Tourinnes-les-Ourdons, centre de la localité et siège de la paroisse principale, Saint-Lambert-Libersart et le hameau de Lerinnes.

Les hommes de la Préhistoire n’ont pas occupé le plateau tournois. C’est seulement après la conquête de la Gaule par César (58-52 avant J.-C.) que l’occupation humaine se manifesta pour la première fois.

La grande chaussée romaine Bavay-Cologne, construite dans les premières décennies du 1er siècle après J.-C., passait par Sauvenière et Baudecet. Elle favorisa l’expansion du commerce. Le passage de cette route importante et l’aménagement d’une voie secondaire par Saint-Lambert-Libersart amenèrent la création d’une petite agglomération, un vicus.

Des fouilles effectuées au début de ce siècle mirent au jour des vestiges d’habitation, un bûcher funéraire, un four de potier, des poteries et des tuiles. Ces recherches furent incomplètes et bientôt abandonnées. De nouvelles fouilles, effectuées dans les années 1960, amenèrent des découvertes intéressantes, parmi lesquelles nous relèverons l’existence d’une route axiale, traversant le centre du vicus et reliant Tourinnes à la chaussée Brunehaut, les restes d’un petit bâtiment (une ferme ?), un puits et une fosse à déchets et la présence probable d’un petit centre de culte.

Le vicus de Tourinnes, qui devait en même temps servir de relais routier, devint un centre de production de poteries. Il fut abandonné lors des invasions qui ravagèrent la Gaule au début de notre ère.

Le village fut peu à peu réoccupé entre le Ve et le Xe siècle sur le site de l’ancien vicus. L’église Saint-Servais de Tourinnes-les-Ourdons en est le meilleur exemple. Elle était une église entière et englobait sous sa juridiction les villages voisins de Saint-Lambert, de Saint-Paul, de Walhain, de Sart-Walhain et de Lerinnes. Pendant la période féodale, le territoire de Tourinnes fut morcelé entre plusieurs seigneuries :

Sous Tourinnes-les-Ourdons existaient une seigneurie dépendant des Walhain, une seigneurie dépendant du prieuré des Trinitaires de Lerinnes et la seigneurie de Glimes ;

Sous Saint-Lambert-Libersart, on dénombrait trois seigneuries également, dont la plus importante était la seigneurie de Libersart ;

Enfin, d’autres petites seigneuries y étaient disséminées, mais de très faible importance.

Sur le plan économique, le village de Tourinnes a souffert du manque de routes importantes. C’était un territoire enclavé, relié par de mauvais chemins de terre aux villages limitrophes. Au cours du XIXe siècle, unissant ses efforts à ceux de Nil, il finit par obtenir la reconnaissance comme chemin de grande communication de la voie reliant Tourinnes à Nil et Mont-Saint-Guibert avec, ainsi, un accès au chemin de fer de Bruxelles-Namur. En 1902, le tram à vapeur emportait pour la première fois des voyageurs sur la ligne de Gembloux à Sart-Risbart en passant par Walhain. Dorénavant, les Tourinnois pouvaient atteindre dans de bonnes conditions le chemin de fer à Gembloux et, dans l’autre sens, la ligne vicinale de Wavre à Jodoigne et Dongelberg.

Du Moyen Age jusqu’à 1940, l’agriculture a été l’élément dominant de l’économie tourinnoise. Les centres agricoles les plus importants sont les grosses fermes dont les exploitants, propriétaires ou locataires, tiennent le haut du pavé dans la localité, occupant souvent les premiers postes dans les cours échevinales. Le 31 août 1795, les autorités françaises avaient créé les communes de Tourinnes-Les-Ourdons et de Saint-Lambert-Libersart. Celles-ci furent fusionnées en 1822, sous le régime hollandais sous le nom de Tourinnes-Saint-Lambert.

Sur le plan industriel, Tourinnes n’a pas connu les moulins à eau comme à Nil, la pente des ruisseaux étant trop faible pour créer une force motrice suffisante. Par contre, le plateau offrit un magnifique champ d’action pour les moulins à vent. Un premier moulin à vent vit le jour en 1750, à Saint-Lambert ; édifiée par Maurice Collet, sur pilotis, il disparut vers 1925. En 1840, un autre moulin à vent fut construit par M. Hanquet près du chemin de Tourinnes à Walhain ; il fut démoli en 1895. Enfin, signalons encore l’existence de quatre brasseries et la présence de quelques artisans qui œuvraient pour le marché local.

Actions sur le document
« Novembre 2018 »
Novembre
LuMaMeJeVeSaDi
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930
Une page Facebook pour Walhain

La commune de Walhain vient de se doter d’une page Facebook officielle. Retrouvez-nous y pour être au courant des dernières actualités de Walhain. Un nouveau moyen de communication pour vous informer de manière encore plus rapide et directe de tout ce qui se passe dans notre belle commune.

facebook.png

Règlement Facebook